Attention : La Radiolux se lance dés l'ouverture du blog. Pensez à la stopper pour écouter des mp3 !

27 oct. 2008

Never learn not to love

The BEACH BOYS
Bluebirds over the mountain b/w : Never learn to love
Capitol 1968

A great 45 taken from the session of 20/20 album (1969).

Where "Bluebirds..." is a pleasant an entertaining kitsch pop song, "Never learn..." give us once again to hear a great example of what the beach boys can make with their voices, in a magic and loving way.

I wrote in my previous note that Syd Matters should have been influenced by the band, so do listen to this original, with its psych feeling inside :
Never learn not to love :




10 oct. 2008

All the friends that I'm proud of ... I never really left them :

SYD MATTERS, Live Riorges 07 Octobre 2008


Question : Suis-je en train d'écrire à propos du concert de Syd Matters, ou suis-je en train de parler de leur superbe dernier album ?
Réponse en bas de note (1).
© Toutes photos du live à Riorges : P. Fauche


Déjà trois albums pour Syd Matters, groupe parisien révélé en 2003 par le concours des Inrockuptibles CQFD, dont le plus récent Ghost days, sortit en début d'année, impose encore d'avantage un univers étrange et éthéré où la mélancolie omniprésente révèle tout à la fois des sentiments d'évaporation, de fragilité... et de sublime.

Ecoutez After all years :






...De Syd Barrett, (ex leader des jeunes Pink Foyd des débuts) qui donne son nom à la formation, on connait justement la mélancolie et les délires psychédéliques.
C'est donc sans étonnement que l'on entre ce soir dans l'univers folk très (Lewis) Carrollien de Jonathan Morali, auteur compositeur interprète de grand talent.

Proposant un répertoire joué de façon très homogène, où chacun trouve sa place (les guitaristes passent au piano suite au chanteur, ou jouent de la flûte traversière.. le batteur assurant pleinement son rôle rythmique central), le groupe développe ses titres avec un plaisir et une volonté de séduction remarquable.
La basse à ce propos est ronde et impeccablement jouée, ce qui, avons-le, n'est pas l'apanage de toutes les formations pop.
Le style quant à lui oscille entre une interprétation plutôt folk d'une pop très arrangée, mettant en avant un travail sur les voix important, (dire que Jonathan a écouté les Beach Boys et les apprécie ne serait je pense pas trop s'avancer), et des atmosphères psychédéliques envoutantes.

A ce sujet, on remarquera la différence importante entre le caractère pourtant très mélodieux des disques, (on pensera beaucoup à Ron Sexmith sur des titres comme "Someday sometimes", à Colin Blunstone (ex Zombies), ou aux Beatles période Rubber soul), qui peuvent paraître néanmoins parfois un peu difficiles d'accès pour les amateurs de rapidité , et le live qui offre une toute autre mesure aux chansons.
Les textes sont dans les deux cas clairs, beaux et intelligibles, mais la musique live parfaitement réglée, et le son velouté sont doublement jouissifs.

L'énergie, absente du format CD (ou plus retenue) n'est de même pas oubliée et de beaux éclats électriques parsèmeront la soirée, qui se terminera avec un final digne d'un bouquet de quatorze Juillet.

Le groupe s'est prêté au jeu des autographes de façon très humble et sympathique pour un public de plus de 200 personnes qui n'a pas boudé son plaisir. Même si pour certains, la mélancolie de Syd Matters est encore un peu trop dur à digérer.

(1) Au final, le but de cet article n'est-il pas le même ? Tenter de vous donner envie de partager ce délicieux sentiment... de tenir là quelque chose d'exceptionnel : un fruit rare et succulent.. doux amer, et qui vous hantera à jamais, comme ces "Ghost days".

A lire : l'interview très intéressante de Syd Matters sur Evene.fr


En première partie : Made in nowhere, jeune groupe local.
...Formation pop tendance Deus ou Venus, avec deux guitares, synthé, basse, batterie, et sax à l'occasion, Made in nowhere a proposé un répertoire carré mais d'où l'émotion a (encore) du mal à émerger. Une ambiance agréable a néanmoins été palpable et lorsque les guitares acoustiques sont sorties de leurs étuis, on a pu s'imaginer un instant à Los Angeles en 1967.
...Un peu plus de folie, un peu plus d'âme, et ce groupe pourra réellement prétendre à sortir du lot.