19 sept. 2009

A Challenge for Gene !

"Ain't that too much" (1994, Sundazed) est l'une des versions éditées des fameuses sessions du label Challenge de Hollywood tenu par Dave Burgess, un ex Champs, ami de Gene Vincent et auteur de beaucoup de ces titres.

C'est à partir du 30 Juin 1966 et jusqu'en Mars 1967 que ces sessions ont eu lieu aux Sunset sound studios et au Western sound alors que Gene tachait de se refaire un nom dans le business alors en pleine mutation musicale.

"Bird doggin"', "Challenge sessions", "Ain' t that too much" sont différents noms pour les (quasi) mêmes pistes. Au départ, en 1967, il y eu seulement deux éditions : 1 française (Juillet) et 1 anglaise (Septembre) sur label London, avec 10 titres pour la France et douze pour la Grande Bretagne.
A ce sujet, voir le superbe site fanclub francophone Lonely street où tout un tas de photos et de souvenirs de sa tournée en France sont en plus disponibles.

Des éditions Allemande et belge ont paru aussi à la fin des années 70 (1978 ?) sur Line et London Records (Bird doggin" : 12 titres). Mais on n'a pas les faux départs, inclus ensuite sur les CD, qui font aussi le sel de ces éditions. (alternate takes, false start...)
L'édition originale française (London 194.000) avec la photo reprise pour les éditions CD des années 2000.

Ce CD de Sundazed contient 18 titres seulement (!), tandis qu'en 2002 (Magnum, Uk), 2004 et 2007 un autre CD de 22 pistes a paru. (dont deux bonus chanté par Jerry Lee Merritt : Hurtin for you baby - Born to be a rollin stone)
Mais ces éditions ne sont plus disponibles neuves et relativement difficiles à trouver aujourd'hui.
Je crois même avoir lu que celle de Synergie a été retirée de la vente (problème de droits ?).
Ci dessous : L'édition lp de Line Records allemagne (1978 ?)

En tous cas de sacrés morceaux rock, bien beat, et superbement chantés (comme à l'accoutumée), mais assez peu (re)connus au regard des autres grands classiques de Vincent plus anciens, qui méritaient absolument d'être partagés ne serait-ce qu'un temps avec vous aujourd'hui.

Un must-have pour tout vrai amateur !

Ps : ce lien direct ne durera pas longtemps, aussi, je vous invite à visiter le site officiel de Sundazed Music, puisque cet excellent label américain de réédition vous offrira non seulement la possibilité de télécharger en mp3 légalement cet album, mais aussi de découvrir bien d'autres albums 60's et 50's absolument géniaux. (Lps 180 gm, CD et mp3)

1. Bird Doggin'
2. Born To Be A Rolling Stone
3. Poor Man's Prison
4. I'm A Lonesome Fugitive
5. Love Is A Bird
6. Hi Lili Hi Lo
7. I've Got My Eyes On You
8. Ain't That Too Much
9. Hurtin' For You Baby
10. Words And Music
11. Am I That Easy To Forget
12. Born To Be A Rolling Stone
13. Poor Man's Prison
14. Love Is A Bird
15. Hi Lili Hi Lo
16. Hurtin' For You Baby
17. Ain't That Too Much
18. Lonely Street

Et pour ceux qui sont restés et qui on lu la note :

- Bird doggin (take 3) pris sur le CD des Challenge sessions. Enjoy !





26 août 2009

Hey ! the sound is again ok on action-time !!

Good news here !
Après un tas de soucis avec le serveur "Pod merdus" (arrrrgl), vous pouvez à nouveau écouter depuis ce soir tous (!) les morceaux disponibles sous la rubrique "Listen to" et sous la forme de player.

Attention cependant : si vous ne voyez pas de petit lecteur noir pour lire les musiques, cliquez quand même dessus ou autour, car parfois, il ne s'affiche pas tout de suite.

Bonnes découvertes !!

Hey ! The mp3 files are again all available (plus new ones) with a player to listen to.
But be aware that sometimes, the player doesn't appear at first sight. So don't hesitate to clic on the file or around it to make it appear really. Enjoy !!

22 août 2009

Human instinct (Freakbeat)

Les Human instincts étaient originaires de Nouvelle Zélande, et sont arrivés en Angleterre en 1966. Ils étaient connus avant sous le nom des Four fours et ont signés deux 45 chez Mercury avant de débarquer.

Le personnel : Maurice Greer, batt.; Dave Hartstone; Frank Hayes; Bill Ward.

C'est leur matériel pour Deram qui est le plus intéressant, et heureusement, et il est assez disponible sur des compiles CD. (Staircase to Nowhere, British psychedelic trip vol.2, Psychedelic unknows vol.7,...) (From "The tapestry of delights", Vernon Joyson, third ed, 1998)

Pink dawn est un super morceau qui peut faire penser à un mix de Small faces, des Tomorrow et/ou de Creation... bref, que du bon pour toutes celles et ceux qui apprécient le freakbeat.
On notera un son de fuzz bien psyche tout le long.
La face A, "Renaissance" est une bonne version du morceau De David Crosby.

J'ai trouvé ce 45 par hasard, pour 5 francs (0,76 €) en me rendant dans une brocante, à Roanne, route de Villerest, avec tout un lot d'autres super 45 provenant d'une boutique de Vichy. C'était en 2000 si je ne m'abuse.

Pink dawn (1968 Deram) :




19 août 2009

Widow city is for life !

J'ai découvert ce fantastique album par The FIERY FURNACES grace à la revue Chronic'art" n°39 en Octobre 2007. La couverture titrait : " Jeune groupe New-yorkais cherche auditeurs... Signe particulier : meilleur rock band de la planète, à l'aise".

Comme je travaillais alors en médiathèque au secteur disque, rapidement l'album et son petit frère "Bitter tea" furent achetés. Et rien n'était exagéré : j'avais effectivement un vrai killer dans les mains..
Jamais (ou si rarement) je n'ai écouté de groupe et d'album modernes aussi originaux.
Aussi, il ne me restait plus qu'une quête à accomplir : mettre la main sur le superbe double vinyle que le label avait aussi édité.
... Aujourd'hui, près de deux ans plus tard, ça y est, j'ai enfin cette magnifique pièce artistique, et je ne peux d'avantage attendre pour faire partager mon engouement.

La voix d'Eleanor Friedberger est captivante, au dela de son charme naturel. La musique et l'univers du groupe sont vraiment riches (J'ai vu leurs influences sur Myspace, et oui, on peut le dire, The Fall est un autre excellent groupe fait du même bois !). ... Bref, écoutez cet album, ... il y a trop de bons morceaux pour en présenter un plutôt qu'un autre... Et ce que je pourrais dire de plus serait inutile... à part peut-être un peu de poésie ?

La vidéo d'un de mes titres préférés : "Duplex of the dead" :


en bonus, un autre titre plus ancien tiré d'un Ep de 2005 (beaucoup plus fun) :


Et pensez à faire un tour sur leur Myspace pour jeter une oreille sur leur tout nouvel
album : I'm going away (Thrill jockey records, July 2009)

8 août 2009

Scratch their name : The Noisettes !!

Oh, yes, the second album by this soul-punk trio has come out this year and its a good album. But listen to the previous one too !!

Vous pouvez appréciez la vidéo du mois d'Action time, avec "Never forget you", un super titre soul de ce nouvel opus, qui me confirme dans la critique que j'ai émise sur Duffy sur le précédent billet :
"Ne fait pas de la (vraie) Soul qui veut, aussi joli soit-on".

Bref, La belle chanteuse Shingai et ses deux comparses ont les deux atouts et ont réussi depuis le précédent album "Mister wolf" un superbe mix entre punk, soul, gros son, et pop-folk. Une telle sauce est si rare et si bonne que je ne pouvais pas ne pas en parler ici.
Je range ce groupe parmi les très bons à acheter, au même rang que les meilleurs Bellrays, que le Amy Winehouse, Sharon Jones, que le dernier Gossip,
... ça vous va comme références ou vous en voulez encore ?

Un petit son (du précédent album) pour vous donner un aperçu, avec "Scratch your name" :





On peut d'ailleurs aussi, sur ce titre en particulier y entendre le son d'un autre trio culte : les Gorillas de Jesse Hector. Même son seventies, même énergie mod influencée 60's.
Aussi, s'il apparaît clairement que le précédent album "What's the time mister wolf" était (est) un 100% killer, beaucoup plus rock que "Wild young hearts"; ce dernier semble néanmoins être très écoutable aussi .

A vous de jouer maintenant, en les supportant au mieux !

Noisettes official youtube site

14 juil. 2009

MUSILAC 2009 : beau temps, mais les canards sont quand même de sortie !

(A Duffy duck story)

Cette année, beau temps fixe jusqu'à deux heures trente du matin pour ce festival inmanquable rhône-alpin d'Aix les bains, avec une chaleur Dimanche qui faisait presque regretter les pluies de l'an passé. Et oui, Dimanche 12 Juillet seulement, (sur trois jours au total : 10, 11, 12), car l'accès n'est pas donné non plus : 50 euros. Une autre surprise aussi : les deux scènes étaient cette fois-ci côte à côte. Ce qui était plutôt bien.

En ouverture de cette journée de clôture :

Raz'rockette
http://www.myspace.com/razrockette

Trois jeunes filles très mignonnes balançant une espèce de hard rappelant Joan Jett, ou les Bangles le tout effectué avec aisance, célérité, enthousiasme et professionnalisme.
De futures grandes. En tous cas un son adapté aux standards radio (et là, je ne suis pas péjoratif) qui pourrait voir l'album lié bien se vendre. C'est tout le mal qu'on leur souhaite.

Jon & Jhen
Dans un esprit garage influencé sixties, et surfant sur la vague duo genre "The Do", le couple français "londonien" nous a emballé avec leur lo-fi rock mélant guitares fuzzées, farfiza, boite à rythme et chant. Notons au passage l'utilisation d'une guitare basse très belle et d'une Vox aux mélodies pointues. (cf. ci-dessous)
Rafraichissant.








Kooks
Je les attendais pour leurs mélodies sympas et la voix charmante du chanteur, le set a été exécuté sans grand enthousiasme, mis à part le chanteur qui fait beaucoup d'effets sur les premiers rangs d'adolescentes.
Un répertoire quelque peu répétitif, trop basé sur la (belle) voix de Luke Pritchard. Plutôt décevant.

Olivia Ruiz
Géant . Très rock'n'roll. A invité les membres de Coming soon sur scène. (pour "ne m'appelez pas madame ")
Son deuxième album est encore plus rock que le premier et sous influence espagnole cela sonne toujours très juste. Un jeu de scène très énergique, des musiciens impliqués, un gros son. Parfait pour du live, parce qu'en ce qui concerne l'album écouté ensuite, on est un peu trop dans la chanson "ni-ni". (Textes pour enfants.) Dommage...

Charlie Winston
Excellent set de ce "nouveau venu" qui cartonne avec son album "Hobo". Charlie Winston effectue un mix improbable entre Ben Harper, Ray Charles (la voix !), Michael Jackson (pour les pas de danses) et le folk blues le plus attachant.
La foule était présente au complet pour scander et applaudir toutes ses chansons, et il est un des rares à avoir obtenu un vrai rappel mérité.
L'album est énooorme. Bref, un artiste avec lequel il va falloir vraiment compter ces prochaines années. Oooh oui !
(photo ci -dessus : photo d'écran © Musilac/Hectorvadair)









Duffy
Quelle déception ! une voix de chevrette, un look de première de la classe façon "Alerte à Malibu" ou poupée Barbie peroxidée, et deux choristes sorties d'un film de Lynch. En tous cas un désastre vocal à la limite du supportable.



J'avais acheté comme beaucoup son album les yeux fermés, mais on se rend compte pour le coup du gros travail effectué en studio. L'orchestration et le groupe sont très bien, mais cela sonne très Jazz variété, plus que la soul qu'on essaie de nous vendre. Duffy n'est pas vraiment faite pour scène, surtout en festival, aussi, à l'inverse de Charlie, je ne donne pas cher de la suite de sa carrière. (...!)

Zaza Fournier
Cette belle demoiselle toute seule sur scène, accordéon en bandoulière et boîte à rythme en guise d'orchestre a tout donné et son humour a fait le reste.
Du rock à la française bien inspiré, qui donne une autre jeunesse à un instrument trop longtemps laissé au bal musette. Et sa reprise de "Heartbreak hotel" était plutôt gonflée, sinon sympa. (Voir la photo où elle a revêtu un masque d'Elvis).
Très bon contact avec le public.









Franz Ferdinand


Ils étaient hyper attendus, et les cinq de Glasgow n'ont pas déçu. Habitués des stades, et arrivés sur une déco new wave/futuriste originale, ils ont pris la scène instantanément et ont été parfaits jusqu'à la dernière minute !
Très électrique, leur set propose néanmoins un excellent mix entre synthétiseur et guitare, disco et punk. Nick Mc Carthy , le guitariste envoie un putain de son acéré et réglé sur un haut volume qui déchire tout. D'ailleurs, son tee shirt des Sonics (Boom) disait tout de sa rage et de ses influences à ce niveau là.
Alexandre Kapranos, le mignon chanteur a été au top en terme de voix, de communion avec le public et d'énergie, tandis que le reste du groupe n'a pas fléchit.
Un grand groupe rock, qui mérite sa notoriété largement. La foule immense à ce moment là les a d'ailleurs reçus comme il se devait.

Ps : Merci à Boulgrak pour avoir filmé correctement. Parcequ'en ce qui me concerne; malheureusement, pas d'images ni de vidéo utilisable pour ces grands, c'est ce qui arrive quant on est trop mal équipé et qu'on vise surtout mal la scène.

Dodoz
Où l'on s'aperçoit que les influences ne font pas tout, et qu'une propre personnalité est dure et longue à acquérir. Les jeunes Dodoz, même si très précoces et talentueux au niveau technique, ne savent pas encore (assez) émouvoir et communiquer avec le public. Leur son est d'ailleurs encore trop basé sur leurs ainés Franz Ferdinand. C'est ce qui aura manqué à ce set un peu longuet et trop assourdissant.

Coming soon
Malheureusement en clôture de festival, ce fut néanmoins une bonne découverte. Le public d'ailleurs dissipé un temps par les Dodoz est revenu en nombre malgré l'heure tardive pour suivre un set donnant néanmoins l'impression d'improvisation. Le groupe subissant quelques revers de cordes pour le guitariste a cependant fait prendre la sauce avec son étrange réunion "familiale" à la "Olivia tremor control" où l'on croise tribu américaine no folk et Velvet underground.
Intéressant et à suivre.

* Vidéos : quelques extraits vidéos "sauvés" du concert des Kooks, Charlie Winston, Duffy et Olivia Ruiz sont à visionner dés à présent sur le Dailymotion d'Hectorvadair.

© Toutes les photos : Hectorvadair.
Même si celles-ci ne sont pas toutes géniales loin s'en faut, merci de citer le blog si vous les utilisez d'une manière ou d'une autre.