Attention : La Radiolux se lance dés l'ouverture du blog. Pensez à la stopper pour écouter des mp3 !

19 mai 2016

Plastic Penny VS The Other side

...Influences, you tell it !?

> Plastic Penny, on Page one, (1968) vs The Other side, Kelt (1984 ) ;-)







18 mai 2016

Chocolate factory VS The Rolling stones

The Rolling Stones, "Empty heart" 1964 hollande   VS Chocolate factory, mini lp 1987

Influences, you said ? ,-)



15 avr. 2016

I'm in love with.. the Above !

Je crois que j'a découvert the Above en même temps que le label  Hidden volume, à l'occasion de la parution du single des Missing souls, groupe Lyonnais, fin 2015, grâce au compte Facebook de Dangerhouse, célèbre boutique de disques rock qui avait produit leur premier simple. M'abonnant à la page Hidden volume, j'ai eu l'info de la précommande du tout neuf 10" : There is a reason, des Above sur ce même label.. Un 25 cm énorme, dont la vidéo promo du titre " Holding back" m'a fait un fort effet.

Les Above sont LA révélation beat garage du moment, et ce nouveau mini album est considéré à juste titre semble t'il comme leur meilleur réalisation à ce jour. (3 singles, un album cd, 1 lp.)
Néanmoins, comme le prix du port des États unis vers l'Europe est largement prohibitif, je me suis rattrapé en acquérant leur précèdent album : "Waterbury street" , produit en Europe en 2014 par l'excellent label italien Teen sound. 



Il s'agit, après plusieurs immersions auditives, d'un des meilleurs albums du genre qu'il ait été donné d'écouter.
Les Above convoquent dans leur style tout ce qui fait le charme des sixties, avec la touche moderne façon revival, comme un habillage supplémentaire. On pense bien sur aux Tell tale hearts, dans les passages les plus rhythm'n'blues ou ballade, voire aux Optic nerve, et ma favorite : the Prisoner est un joyaux de mélodie que n'auraient pas renié les Left banke. On pourrait encore citer plein  d'autres références, (jusqu'aux Byrds, sur le superbe "Open and closed"), mais une chose est sûre : ce groupe est vraiment le nouveau hit-maker beat du moment.

Il n'y a plus qu'a espérer que ce 25 cm, limité a 500 exemplaires, et prévu pour être livré à la fin du mois, connaisse une parution en Europe. Car sinon...à quoi bon ?


The Above - "Holding Back" from David Alan Horowitz on Vimeo.

7 mars 2016

A Love affair is a freakbeat gem !

 Je dois le confesser : je ne connaissais pas les Love affair avant la semaine dernière.

Tombé par hasard sur quelques 45 tours d'occasion posés pèle mêle chez un revendeur de matériel hifi et de platines vinyle, la pochette bleue du simple "A day without love" m'a interpellé. Mais... elle aurait très bien pu être l’œuvre d'un quelconque combo américain de variété pop un peu psyché, comme l'industrie du disque nous en a tant livrée : un peu de mélodie, et pas beaucoup de tension ou de rythme.
C'est fou comme la vie réserve des surprises. Un nom vous échappe, et vous risquez de passer à côté DU single que vous cherchez. 
Les années soixante pop, beat, freakbeat et psychées, sur la plupart des grands ou moyens labels me sont pourtant connues, mais là...j'ai hésité, préférant prendre lors de ma première visite un 45 d'un groupe encore moins connu : les New inspirations (belges) à cause d'une pochette plus parlante pour moi*, et...de ce côté intriguant.


Erreur...car The (ou Les) Love affair, est un groupe pop/freakbeat de Londres ayant œuvré de 1967 à 1970 qui a produit quelques disques d'une très grande qualité. Et ces deux singles, de 1968 et 69,  les quatrième et cinquième sur neuf, sont sans doute, après écoute du reste de la discographie de base, deux des meilleurs.


 

A day without love est une superbe pop song un peu baroque dans sa grandiloquence maîtrisée, dont le départ au chant ferait penser quelques quart de seconde au super Steve Mariott, avant que celle-ci ne prenne son propre envol, soutenue par les violons virevoltants. La mélodie et le texte parfaits de cette chanson d'amour emportent tout sur leur passage, faisant de ce titre un must de la pop classe A sixties.
I'm happy, la face B, est une composition tout aussi intéressante, quoi qu’un peu moins immédiate. C'est un titre qui joue sur deux rythmes et des coupures.  Intro énigmatique avec un petit son de guitare durant les 26 premières secondes, puis départ énervé et sacadé à la caisse claire, et un chant énergique mais mélodieux dont le timbre rappelle beaucoup Rod Stewart. Puis coupure tranquille, relance, coupure…et solo légèrement fuzzé sur un beat syncopé à la batterie. Relance par la caisse claire en roulement saccadé dynamique...etc, jusqu'à la fin en larsen se confondant avec un gémissements en fading du chanteur… »I’mmmmmmym haapyyyyyy".  Un très bon titre freakbeat.

One road est une ballade mélancolique assez classique, avec violons, telle que de nombreux combos sixties de cette époque en ont produit. Le début à la guitare acoustique pourrait être du Tim Hardin. On remarquera ici un texte sympathique, et une voix au charme certain. (1)
Let me know surfe sur la rythmique nerveuse du "Leavin here" bien connu en introduction, en y ajoutant ensuite un texte chanté énergiquement, façon question réponse avec la guitare, typique de ce que le style freakbeat a pu produire de mieux. Bonne basse bien roulante, et solo a peine fuzzé mais efficace. Du Fleur de lys !
Autant dire une killer B side qui justifie à elle seule l'attrait de ce single.

Deux winner !
Il est d'autant plus étrange de constater qu'ils ne sont listés que sur très peu de compilations dignes de ce nom , (oubliés sur le coffret Nuggets II par exemple), mais sans doute leur bad reputation (justifiée ?) de groupe ne jouant pas sur ses disques en est la cause...Moi je m'en fout et vous conseille vivement leur écoute. 



(1) Steve Ellis, le chanteur, a effectivement une voix en or, et, bel hasard de prénom qui le rapproche de Steve Marriot (Small Faces) et de Steve Winwood (Spencer Davis group), il est en tous cas considéré comme l'une des plus belles voix de cette époque pop. Il a quitté le groupe en 1969, pour créer Ellis, puis Widowmaker, avant de s'engager dans une carrière solo, avec de très nombreuses collaborations. Son dernier album de compositions en date  : "Ten commitments" (2011) est très réussi.
"Cette pochette m'a tuer" ;-)

(*) Concernant  le single des New inspirations : "All my life" est une ballade sentimentale et mélancolique avec violons qui peut effrayer au premier abord, mais dont la voix du chanteur, au timbre envoutant, apporte le supplément salvateur. Une sorte de mix Improbable entre Moody blues et Les Tremoloes ?
'Happy Charly madman" est un beat plus enlevé au ton un peu clownesque, avec un gimmick d'intro aux notes aigus de guitare pincées sympa. Puis la chanson monte en crescendo avant de dérouler son refrain entrainant, avec chœurs, dans un style Turtles. Un nouveau décrescendo ralenti le rythme, avant de repartir avec le gimmick et le refrain ad lib. Rafraichissant.
Verdict : Ce groupe possède sa propre originalité et mérite d'être écouté.


1 févr. 2016

Last train : "y'a comme un train qui m'fend la tête" ?

Les alsaciens de Last train sont quatre. Quatre jeunes garçons bottés pointus (daims ou cuir) et portant blouson noir, pour le chanteur. Si cela ne suffirait pas à faire d'eux la nouvelle sensation rock française du moment, le son et l'ambiance qu'ils dégagent sur scène et sur disque y participe pleinement.
Ils n'ont qu'un cinq titres à leur actif jusqu'à présent, mais de nombreux concerts... et une réputation qui les précède à chaque nouvelle date.


Mardi 26 Janvier, ils ont prix d'assaut la salle pourtant peu remplie des Mardis du grand Marais, (Riorges), troisième date de leur nouvelle tournée, et en bons professionnels, (malgré des retours récalcitrants) sont allés au charbon, balançant un putain de gros son qui ferait pâlir d'envie pas mal d'amateur es rock.
On aura du mal à déterminer exactement d'où viennent ces jeunes gens, mais ce qui est sûr, c'est qu'ils connaissent leurs classiques rock'nroll. Si pour ma part j'ai entendu la poésie d'un Kat Onoma ou d'un Bashung par certains aspect mélodiques (mais tout est chanté en anglais), j'ai aussi été frappé par la puissance des guitares et leur racines bien trempées dans les seventies d'un célèbre Zeppelin par exemple. 


Mais les 90's shoogazers n'étaient pas loin non plus, avec les ombres de My bloody velentine, ou le heavy de Pearl Jam ou consorts qui planaient, rapport au gros son.
Bref, un set tendu, aigu, martelé à la batterie de belle manière, appuyé par une basse ronde et puissante... et soutenu par deux guitares du tonnerre, en harmonie, et une voix qui n'aura pas manqué de rappeler feu Kurt Cobain par moments.
Donc, beaucoup de références, (purement personnelles), mais surtout une envie de partager, une sincérité, et de bons morceaux, qui font de Last train un groupe à voir  vraiment en live, et à suivre sur disque.

https://lasttrain.bandcamp.com/

Concernant leur ep 5 titres, il n'y a pas de (mauvaise) surprise. La production est à la hauteur du son que le groupe a souhaité partager. 5 titres lourds, mais mélodiques, qui donnent bien à entendre ce que les 4 garçons balancent en live.
Ce digipack bien façonné, à la jaquette agréable est une belle carte de visite d'un combo français qui pourrait récupérer encore quelques bons points dans les charts rock s'il continue et évolue sur cette voie.

La vidéo ci-dessous, que j'ai préférée à la pourtant superbe" Fire" filmée sur la plage, (ne serait-ce que pour son gimmick aux chœurs bien sympas) et même si elle montre moins d'originalité, dévoile à quel point, en termes de son comme d'image, les quatre français ont su s'abreuver à l'école Strokes (US) et Libertines (UK), (en références plus récentes ;-)).
> Un train vraiment rapide.. qu'il ne faut pas louper !

©Photos : F. Guigue