Il n'y a pas un an qu'est sorti cet album d'un des nombreux groupes associé à la scène rock parisienne (Plasticines, No Sex, Naast, BBrunes, Hushpuppies...), scène qui a fait pas mal couler d'encre. Et déjà, on l'écoute et le réécoute comme un classique. Certains teenagers comme les BBbrune ayant fait les unes de revues spécialisées semblent correspondre d'avantage au profil type attendu par le public "cible" adolescent, mais ne nous trompons pas : la pertinence artistique ne se cache pas dans l'apparence ou l'évidence d'un clip, aussi bien fait soit-il, ou dans quelque gimmick. (Même si j'aime bien les BB).
En ce qui concerne les Shades, dont les cinq membres sont à peine agés de dix huit ans, pas de grosses couvertures presse, pas d'omniprésence en festivals, mais un album Tricatel qui se pose là, comme une pierre jetée dans la mare rock bouillonnante hexagonale.
On avait les Hushhpuppies, dans un registre comparable, quoi qu'un peu plus mature, et un premier album dores et déjà "classique". On pourra ranger ce premier essai des Shades tout à côté. De quoi parle t'on ? D'un album rock, évidemment, de culture plutôt mod (influences 60's ou 80's branchées qui transpirent.) On pourra citer les Boots 60's parisiens ("Venus"), Taxi Girl ("Judie"), mais aussi d'autres références moins évidentes au premier abord, comme l'Alice Cooper période "School's out" , sur "Machination", avec ses coupures similaires, ou sur "Le prix à payer" avec ses longues plages d'ambiance. Quant au look, Beatles boots et pantalon blanc, c'est la "Blank generation "chanté par Richard Hell évidemment.
Ecouter "Electrique".
Les "tubes" de l'album (mis à part "électrique", brulôt rock) seront pour moi "Orage mécanique" imparable par son rythme syncopé et son texte très poétique, ainsi que "Les yeux fermés" pour son espoir, son allant, ses choeurs angéliques, son texte original.
La voix du chanteur, (Benjamin Kerber), charmante, (dans le bon sens du terme) fait évidemment beaucoup pour l'originalité de ce premier opus. Ses éclats poussés ("Le prix à payer") déchirent la trame des chansons, nous rappelant au passage qu'il s'agit d'un jeune homme et que bientôt peut-être cette énergie ne pourra plus être crier de la même manière (..) Les textes de Benjamin se prètent cependant à une écoute atttentive, dévoilant une pure poésie onirique, néanmoins très ancrée dans le quotidien, les sujets y sont d'ailleurs toujours puisés : amour, espoir, gloire (lumière), rédemption, suicide, mort, fuite.) Chaque mot est efficacement placé et soutenu par la musique.
Souvent on est rappelé à l'écoute par la jeunesse du groupe via certaines sonorités de guitare, typiques de ce genre de scène, mais tout s'estompe lorsqu'arrivent le clavier et surtout le chant. La production (supervisée par Bertrand Burgalat , mais surtout dévoluee à Hadrien Grange, batteur du combo psyche pop Dorian Pimpernel) est appropriée et efficace, faisant de l'ensemble un allbum homogène et donc très jouissif. "Au crépuscule", chanson pop apaisante de fin d'album rappellera certains thèmes 70's de BO françaises, une des marques de fabrique de mister Burgalat himself, grand fan.
Les Shades ont réussi avec le "Meurte de Venus" le crime parfait. Souhaitons qu'ils ne se fassent pas rattraper par la justice impitoyable du monde du disque avant le prochain.
ps du 13/08/08 : A noter que les deux 45 t vinyle (de 2006) édités par Tricatel (cf pochettes plus haut) offrent des versions complètement différentes pour les titres présents aussi sur le CD. Ces précédentes versions sonnent beaucoup plus "démo", et offrent en tout cas l'occasion d'avoir de l'inédit en plus d'être emballées dans de belles pochettes !
JULIAN COPE was invited at le Festival des Inrockuptibles, this 30rd of October 1988. Weather Prophets, The Pastels, Duritti Column, and House of Love had already played just before; and the show should begin...
ps : Thanks to Bernard Lenoir for the sound ! (but it's truly taken from a k7, so don't ask for a better sound).
Tracklisting : Butterly shadow/Someone like me 6:17 Easter everywhere 3:00 Strasbourg 2:40 Charlotte Anne 5:22 Meditation 4:15 China doll 4:40 Sunspot 3:40 My nation underground 7:51 I've red it in books 2:56 Shotdown 4:05 Trampolene 3:36 Space hopper 5:23 World shut your mouth 8:54
Les Goths étaient de Normandie.
Fils d'immigrés italiens débarqués à Gisors dans l'Eure au début des années 50 Bruno et Gino Frascone ont monté le groupe avec Bernard Faucher (bassiste) et Philippe Sauteur (batterie) très vite remplacé par Yves Journiaux, spectateur d'un de leur pemier concert alors qu'ils s'appelaient les Welkins, et producteur.
Écouter "I remember" :
Ce dernier leur offre des places pour Jimi Hendrix à l'Olympia le 9 Octobre 1967, c'est ce qui va sceller leur carrière ! Ils changent alors leur nom en Goths, tels les barbares venus de l'est.
Ils sont au programme du Golf Drouot les 18 et 19 Janvier 1968.
En Mai ils enregistrent leur premier simple (I remember/Turn over) à Paris sur huit pistes dans les studios Europasonor, dans le 14eme.
Pour la première fois l'effet de phasing est utilisé sur la batterie.
Pour "I remember" la face B, trois choristes de Nicole Croisille sont engagées.
Le deuxième 45 t est enregistré quelques semaines plus tard dans les studios Pathé à Boulogne Billancourt avec "Out of the sun" et "Le jour était gris". Un test pressing équivalent à un 33 t aurait même été gravé à l'époque !!! (...)
Début 1969 les deux disques sont à disposition du public.
Ecouter : "Out of the sun" :
Les Goths, un groupe exceptionnel, et deux 45 t très rares.
ps : on peut trouver les deux titres proposés içi sur la compilation plus ou moins bootleg : Beat it, killertracks from the roaring 60's.
Le reste à lire dans le Club des années soixante n°22. (Oct. 96) Merci à Jean Philippe Bidaine et Eric Terral, auteurs de l'article dont est tiré cet extrait. Merci à 45tdurockfrançais.net pour les deux scans. Maj du 11/01/2014 : Depuis, une interview supplémentaire a été menée sur le web sur le site : http://fuzzine.over-blog.com/
By demand and demand and demand... and the two minutes passed away. (private joke)
So here it is , in the comments : (Re)-post of the great demo from this fabulous but undercovered 90's French surf band :
As a promise is a promise, and to thank the anonymous guy who answered to my demand on the Stilettos : here is another time these great songs by this great dutch band.