Biographie d'un jeune aristo que seule la musique sortira de l'ennui. Belle immersion documentée dans la transition seventies Pop et Jazz Rock.
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Rhythm'n'blues, Soul, Jazz, Psych, Mod, Pop, Power-pop, Folk Blues, Punk, and more...
27 juil. 2026
De la musique plein la tête : des années pop aux années punk
Biographie d'un jeune aristo que seule la musique sortira de l'ennui. Belle immersion documentée dans la transition seventies Pop et Jazz Rock.
14 mars 2026
Zac Schulze et Shakura S'aida au Roanne Blues Festival, vendredi 13 mars 2026
Toujours un plaisir de participer à des événements aussi bien menés que ce Roanne Blues Festival, dirigé de main de maître et avec passion par Patrick Vidil de l'association ACMM. Septième édition déjà pour un festival prenant de l'ampleur d'édition en édition.
Donc, malgré un début de set légèrement poussif dû à un son pas très bien réglé au départ, Shakura S'aida et son groupe m'ont finalement embarqué pleinement. Tout ça grâce à l'incroyable aura qu'elle dégage, une voix effectivement de très grande qualité, et un répertoire tout en finesse. La prière ("Clap Yo Hands And Moan") proposée avant le rappel, restant pour moi un moment Soul comme rarement vu et ressenti, même si l'adaptation de "Modern Love" de Bowie, en version Soul hyper ralentie, était aussi un moment rare. Son dernier album Hold On to Love a paru en 2022.
20 déc. 2025
Budget Boozers aux MGM Riorges
Toujours est-il que la formule trio chant guitare, basse, batterie, agrémentée de chœurs féminins ET du tambourin, fonctionne à merveille, dans un style et un son - réglé hier au soir assez grave - que l'on devine sorti tout droit de 1979. Rythmes rapides, riffs Rhythm'n'blues punk à la Pub Rock, voir Glam, et énergie, rendant justice aux aînés Flamin'Groovies époque PowerPop, et encore plus Doctor Feelgood. D'ailleurs, le look de Sam, le frontman, soigné, ainsi que son jeu de scène, ne trompent pas et convoquent Wilko Johnson, le gratteux tout en électricité des Feelgood, sans hésitation aucune.

En seconde partie de soirée, après une attente jugée trop longue (...), les ShiShis, trio lituanien, nous a emporté dans des effluves eighties aussi, venant de leur côté tout droit de groupes prog New Wave de type Au Pairs. Cool.
9 nov. 2025
Les Chenopodes et Tesche à la Halle hybride le Coteau, 31 octobre et 7 novembre 2025
Deux soirées exceptionnelles, deux groupes Locaux ayant écrit un
chapitre particuler de l'histoire du #RockaRoanne. Pour les Chénopodes,
tout a commencé avec des effluves sixties psyché blues en 2010, lorsque
le rock lorgnant vers le British blues et San francisco des
Smokin'lokomotiv crachait ses premières fumées aux Mardis du grand
marais, lors de la soirée anniversaire de la revue la Muse. Un
univers
déjà bien calé autour du chanteur guitariste Florian Mure, aux côtés
duquel allait entre autre s'attacher Hugo Vial, guitariste qui
transitera
par d'autres formations, dont certaines jazz, avant de revenir auprès
de Florian. Aujourd'hui, les Chenopodes ont trouvé avec ces deux potes
et leurs autres collègues musiciens un équilibre parfait en revisitant
le son des orchestres sixties Bamakois. Deux guitares, une basse, une
batterie et un percussionniste assurent la partie instrumentale groovy,
tandis que Florian ou Hugo dégainent des chants engagés mais
écologiques,
en français. Formule originale gagnante, dans l'esprit des savoyards Les
Pitons de la fournaise, pour un groupe ayant déjà bien écumé le
département et les environs depuis deux ans.


Tesche,
quant à eux, sont cinq potes de Coutouvre ayant marqué localement la
scène bourgeonnante du début des 90's, avant de péricliter, comme
beaucoup à l'époque, au profit de l'engagement professionnel un peu
moins Rock'n'roll. Cela dit, les amateurs de concert rock du roannais
connaissent bien Pierrot (Pierre Yves Beluze), habituellement chargé du
son derrière sa console, mais que l'on retrouve ici dans sa peau de
guitariste. 7 sept. 2025
Thomas Mascaro : la base (solide) du garage rock
Thomas Mascaro à la Base* samedi 6 septembre, pour la dernière de
la
saison, c’était top.
Seul derrière un kit batterie, armé d’une guitare, de samples et de sons synthés pré enregistrés, l’artiste Rhône alpin, moitié du duo Cafard Palace, éructant depuis 2022 leur garage rock sentant bon les années quatre-vingt, a installé son set avec force et aisance. Lui, « projectionniste le jour, musicien la nuit », déroule ses contines pleine de sens et son son - devant autant à Bashung, Taxi Girl qu’aux Gories, Cramps, voire aux sixties punk bands originaux - depuis 2012, même s'il s'autorise des moments pop tranquilles bienvenus.
Rare de trouver autant d’énergie, de
bonnes mélodies et de textes intéressants (en français, s’il vous
plaît!), sous la plume d’un seul garçon. Formule gagnante en tous
cas, qu’on vous invite à réécouter sur CD, puisque l’animal a
déjà une discographie bien fournie. Son dernier EP : Mille
dieux, paru en juin, contient six titres, et tous sont
bons. On
va dire, sans fioriture, que Thomas assure tranquille la relève
garage rock nationale à lui tout seul, et ça, ça n’est pas rien. (1)
Il fera, avec son pote Arthur Parmentier de Cafard Palace, la
première partie des Liminanas au Fil de Saint-Etienne le 6
novembre,
et on est certain que beaucoup vont ne pas regretter. Les roannais
le
reverront eux à la Halle Hybride en sortie de résidence le mardi 7
octobre. Et qui sait, ensuite à l’Eclipse ?
Mille dieux, mais un seul Thomas Mascaro !
(1) Petite provoc, car d'autres évidemment font aussi bien le job, tel Seb Raadix, déjà évoqué ici. https://action-time.blogspot.com/2024/10/seb-and-rhaa-dix-1977.html?m=1
https://thomasmascaro.bandcamp.com/
(*) La Base, c'est LE lieu alternatif mettant le fleuve Loire en valeur à Roanne, et surtout celui où la liberté se fait le plus sentir. Concerts, projections, djs, expositions.. le tout dans un cadre champêtre en plein air. L'été seulement. Merci à toute l'équipe de bénévoles pour ces bons moments.
25 août 2025
Give me a F. ...( 1, 2, 3, what're we fighting for ?)
Lorsque j'avais 13 ans, en 1982, je fréquentais un copain de collège qui s'était mis à écouter des disques Oï, terme associé à cette scène tardive du punk venu d'Angleterre, bien politisée, et dont l'image très provocatrice, sur les pochettes comme dans les textes des chansons, dans la lignée des aînés Sex pistols, convenait bien à nos années de "révolte". Je ne me considérais pas vraiment comme ayant besoin de me révolter, vivant tranquillement dans une famille aimante, et devant emménager dans une belle maison quelques mois plus tard, mais il faut croire que mon copain, si. Je collectionnais donc les photos de ces punks à crête et blousons cloutés qui faisaient la joie de certains reportages de Paris Match, entre autres, avais adopté un look (ridicule) un peu similaire, et acheté quelques vinyles du cru. Les deux premiers Exploited, et des compilations : Chaos en France et Punk and Disorderly. J'ai cependant vite revendus ceux-ci, en revenant d'Angleterre un an plus tard, ayant découvert la New Wave, qui me correspondait davantage à cette époque mouvante. Plus tard, en 1989, alors que je commençais à jouer, en tant que membre fondateur et batteur dans un groupe pop avec un nouveau copain, un peu plus vieux que moi, nous nous retrouvâmes régulièrement dans une boutique de disques recemment ouverte, qui devint notre QG durant une dizaine d'années : Sergeant Peppers records.
C'est là que je
fus initié à la musique psychédélique. Claude Planche, le gérant de la
boutique, était en effet spécialisé dans le domaine, ayant monté son
fond avec une partie importante de sa collection personnelle, ayant vécu
ces années de plein fouet. Jefferson airplane, Grateful Dead, et toute
la scène de San Francisco entre autres devint vite ma nouvelle
référence. Or un jour, je reparti avec un double album de Country Joe Mc
Donald and the Fish, comprenant un disque live et un studio (The Life and Times of... Vanguard, 1971). C'est sans doute
là, avec le titre F.U.C.K. I Feel Like I'm Fixin to Die Rag... joué devant 500000 personnes à Woodstock
quelques vingt ans auparavant, que je compris ce qu'était réellement
l'anti conformisme, et d'où pouvait bien venir le punk réchauffé qui
m'avait fait tiqué quelques temps plus tôt. ...Vive les disques, et les disquaires !
































