27 juil. 2022

20/20 pour Barrence Whitfield !?


Barrence Whitfield and the Savages
Theza (66), festival 20/20 26 juillet 2022.


A nouveau l'occasion de profiter de ce festival catalan bucolique super sympa, dont le principe est de se dérouler en plein air, dans un site étonnant souvent abandonné, dans une commune toujours différente chaque année, sur un mois (du 20 au 20), et façon ambiance guinguette, avec restauration et boissons locales, servies sur des bars en bois.



Arrivés après 20h, et l'affluence grossissante (environ 200 personnes à vue de nez ?), nous nous sommes approchés Anne-Marie et moi de la scène un peu avant 21h30, pour le début du set des bostoniens. Ceux-ci sont en tournée depuis déjà une semaine en France, (dont, si je ne m'abuse, leur troisième ou quatrième date à Saint-Étienne), et finiront en Espagne avant de regagner les États -unis. 

Super set bien musclé avec saxophone omniprésent, bonne basse et guitare bostonnienne ne laissant aucune respiration aux sons "non rock'n'roll", à part deux ou trois morceaux plus chaloupés, Rhythm'n'blues oblige...


Que des originaux ou presque, assez diversifiés, même si la rythmique Chuck Berryenne dit d'où ils viennent ; un son très Sonics (yeaaaaah), et un chant puissant, rauque ou aigu, s'autorisant beaucoup de plaisanteries amicales. Ce Barrence est top. 


Niveau tempo, on aurait parfois aimé un peu plus de précision, la batterie d'Eric (Boitier, bien connu du milieu garage hexagonal, UK et swedish ;-)) ne tombant pas toujours en rythme avec la guitare et le chant, mais on sait les problématiques liées aux retours scène de ce genre de festival plein air (...)


Tous ont, quoi qu'il en soit, fait montre d'une cohérence et d'un enthousiasme réjouissant et communicatif. 
Un petit échange avec Barrence, après la fin du set, conclut sur "Ramblin Rose" des Mc5, a finit de me convaincre de la gentillesse et de l'accessibilité de l'homme. 
Déjà 14 album pour un gars jouant depuis 1977. Que dire...
> "Go for it !?"



4 juin 2022

Thésaurisons avec Caméléon ! (Thesaurus fanzine numéro 1)

Avec son label Caméléon records, Claude Picard s'est positionné depuis 2012 comme l'un des rares plus efficaces découvreurs et surtout déterreurs de pépites rock que la France a connu depuis les eighties. (1) En pas moins de 60 singles ou eps, et une trentaine de mini lp ou album vinyles, dont 6 compilations Thésaurus, (on aime l'humour, le patrimoine et les références encyclopédiques chez Caméléon), il est parvenu depuis à exhumer des dizaines de groupes sixties, seventies ou eighties français pas piqués des hannetons, et inconnus du grand public pour la plupart. "Thesaurus" parce que justement, au travers de ces compilations Gatefold (à la pochette ouvrante) 33 tours, c'est non seulement à la découverte ou re découverte sonore
de groupes obscurs et surtout émouvants et détonants qu'il nous convie, mais aussi à leur hommage éditorial. car Claude se pique de rencontrer les groupes, récolter des informations de première main, seul ou avec des collègues complices, le tout en agrémentant ses productions de photos rares, de tickets de concert, d'affiches...faisant de ces disques et surtout de ces compilations des morceaux de choix pour tout amateur de rock et d'histoire Rock, française en l’occurrence. Car si le catalogue Caméléon ne se limite pas à des productions francophones (parfois en partenariat avec les collègues du label Mémoire neuve), elles sont à chaque fois limitées à ses éditions françaises, avec reproduction en quasi fac-similé de ces pochettes si convoitées. Et cela s'applique surtout aux EP sixties, spécifiquement différents, ce que chaque collectionneur un peu sérieux sait bien sûr. Une aubaine donc de rajouter dans sa discothèque personnelle une édition limitée d'un bijou rock rare, inatteignable pour une modeste bourse.


En avril dernier, c'est avec une revue (un fanzine plus précisément, imprimé à 800 exemplaires), que Claude à surpris son monde, en abondant dans son désir d'écrire sur tout ces groupes inconnus ou oubliés pour la plupart, et sortir des pochettes intérieures et du site web du label où ces notes sont disponibles 24 h sur 24 signalons-le. Thesaurus le fanzine premier du nom a donc paru, format A4, avec couverture couleur couchée, intérieur noir et blanc sur un papier plus cheap, bourré d'articles érudits sur toutes les époques du rock et du punk, par divers amateurs connaissances, le tout accompagné d'un 45 tours des Lou's, groupe punk féminin ayant réalisé une belle carrière fin 70's en Angleterre, après avoir participé au festival Mont de Marsan n°2, ouvert pour les Clash et j'en passe, et déjà mis à l'honneur sur un EP en 2021. Rappelons que les Lou's n'avaient jusqu’alors publié des titres que sur des compilations punk, dont la fameuse Back in the street du label Skydog en 1978.
Les articles, traitant de la scène punk française, mais aussi celle de Chicago, de la Medway scene à l'occasion du livre de l'ex Delmonas Saskia Holling, des orchestres de gala 70's, du groupe Cérémonies, de la musique hawaïenne, du cinéma parallèle...ou revenant sur les Lou's (en couleur, sur 16 pages), concoctent un numéro du tonnerre, que chaque amateur de punk, de rock et de fanzine se devra de posséder. Le seul hic : il est déjà épuisé, ce qui est plutôt très bon signe pour ce genre de publication.
Claude nous affirme que le 45 t des Lou's est cela dit en passe d'être repressé. Il faudra juste être un peu patient, les presseurs n'étant pas aux pièces avec les petits labels depuis quelques temps...

Thésaurisons avec Caméléon !

(1) On citera cela-dit dans le même registre l'excellent et titanesque travail de David du label Euthanasie pour les vieux Rockers, qui récolte, conserve et numérise des centaines d'affiches punk rock des années 70 à 90.
http://euthanasie.records.free.fr/

Un précédent article sur Caméléon Records (daté 2015) :
https://action-time.blogspot.com/2015/09/cameleon-records-lidentique-accessible.html


Le site web du label :
http://www.45vinylvidivici.net/



16 nov. 2021

British beat, American Beat, Freakbeat & Garage Rock 60’s. 350 pépites...

Une nouvelle bible en français sur le genre Beat, Garage, Freakbeat ? Non, plutôt un catalogue mémoriel de titres cultes. Donc, pas inintéressant pour autant.


Lorsque l’on voit la couverture de British Beat, American Beat, Freakbeat & Garage Rock 60’s.. on se dit : « tiens, y aurait-il eu une traduction des bouquins de Vernon Joynson Fuzz Acid and Flowers et Tapestry of Daylights, les classiques américains sur ces sujets là, que chaque collectionneur des genres sus-cités se doit de posséder ? Alors, on jette un œil, et là : surprise : on s’aperçoit qu’en fait : non, ce n’est pas une traduction, ni une adaptation, mais bien un livre à part, différent, qui a été conçu par Serge Morinais. Alors, de quoi s’agit-il ?
 

British Beat… est un épais bouquin de 390 pages, couverture couleur, broché, dos carré, comme le veut la tradition de l’éditeur Camion blanc, mais ne comprenant que du texte dedans, sans aucune photo ni illustration. Et pour cause, il s’agit en fait d’une anthologie de notices rédigées par l’auteur sur 350 « pépites » comme il l’écrit lui-même. Après 7 pages de prologue recontextualisant au mieux la période et le pourquoi de ce livre, tentant de faire partager un certain nombre de morceaux que l’auteur apprécie, de certains, grands classiques, (cela commence par « Some other Guy », puis enchaine sur « I Saw Her Standing There ») à d'autres, un peu plus Underground, passant par tout ce que la scène sixties Mod, Beat et ce que l’on appellera ensuite le sixties punk a produit de plus excitant, au niveau national pour les groupes concernés en tous cas. Car que ce soit pour la terre d’Albion ou l’outre Atlantique, ces titres là (des singles souvent) ont eu un certain succès, et l’auteur ne part pas dans un essai sur des pépites vraiment rares ou introuvables que l’on a pu, dés les années quatre-vingt, retrouver compilées dans des séries consacrées au sujet par des amateurs collectionneurs. Non, il lorgne plutôt, et surtout en grande partie dans les premiers chapitres, vers l’essentiel, que chaque amateur de rock 60’s anglosaxon un peu sérieux connait normalement. La plupart des titres plus rares ou étonnants étant rassemblés, cela est assez logique finalement, vu le voyage procrastinatoire que l'auteur s'autorise, dans les deux derniers chapitres. Par exemple : Time of Day des Remains, contenu sur leur unique album d'époque, Believe me, 10eme 45t des Guess Who, Samantha's'Mine, de The Spectrum, We Don't Know, de The Attack, I Am What I Want, de M.P.D. Ltd, Love's The Thing, de The Romancers, You Gotta Leave de The Gentlemen Wild...etc.) On passe à cet endroit à des notices un chouilla plus longues et des groupes bien moins grand public. Une grosse vingtaine de titres environ, repartis au gré des souvenirs et des "raccords" entre morceaux.
C’est donc assez simplement mais avec passion, c’est indéniable, que Serge Morinais déroule son "catalogue mémoriel" autour de ses pépites, avec à chaque fois l’interprète, le compositeur, la date de sortie de cités, puis de cinq à vingt phrases pour chaque notice, selon les anecdotes qu’il a à apporter, mais celles-ci ne sont malheureusement pas nombreuses, l’auteur se contentant de faits, de places dans les charts, d’une rapide remise en perceptive…C’est assez frustrant.


Alors, on prend certes un certain plaisir à feuilleter cette énumération de titres, qui ont tous été joué à un moment ou à un autre sur les Teppaz d’adolescents ou à la radio à l’époque, (quoi que pour les plus rares, il fallait surement s'accrocher en France), certains finissant même par être interpétés par des guitaristes amateurs français, créant des groupes de reprises rien que pour s’éclater le weekend et pouvoir peut-être mieux emballer les demoiselles*. L'amateur pourra même y trouver un certain intérêt, avec les titres les plus obscures donnant envie d'aller les dénicher et écouter, mais tout cela aurait peut-être cependant mérité d’être rassemblé dans un ordre différent (l’auteur explique en effet que ceux-ci ont été "simplement déclinées au gré de mon inspiration"), d’autant plus que si Index il y a en fin de volume, aucun report de page en face n’existe, pouvant renvoyer à la notice souhaitée. Idem en ce qui concerne les groupes : une erreur impardonnable. Et ce n’est malheureusement pas le seul défaut de ce livre, qui en dehors du fait de ne pas apporter d'avis très critiques ou d'anecdotes, apparaît davantage comme une compilation de titres du Billboard et des tops de mags spécialisés européens, (d’où leur classement souvent cité) - informations que tous les amateurs auront pu trouver depuis bien longtemps dans la langue de Shakespeare. Alors certes, cela a le mérite d'être recensé et regroupé, mais on aurait aimé un style d’écriture plus enjoué, plus personnel. Ajouter le fait qu’il n’y ait pas d’illustration (on aurait pu apprécier la reproduction au minimum des pochettes de disque), et un ton très « fanzine, avec un défaut de relecture notable, tout cela donne au final l’impression que l’éditeur Camion blanc a laissé entière carte blanche à un amateur passionné sans y mettre le moindre grain de sel, pourtant son travail normalement. Le lecteur est en droit en effet d’attendre un peu plus d’un investissement d'une valeur de 30 euros. Au final, la question se pose : quel est le public visé ? Je ne saurais vous répondre. On privilégiera dés lors sans doute la version numérique, vendue moitié prix.

FG


(*) C’est justement ce qu’à fait Serge Morinais, qui en 1966, avait monté avec d’autres copains le Sneakers group, qui n’a malheureusement jamais enregistré. Il faut croire que toutes ces musiques qui l’ont suivi depuis, et auront marqué sa vie, lui on donné envie de les rassembler dans un même et unique écrin.


British beat, American Beat, Freakbeat & Garage Rock 60’s. 350 pépites...
de « A Hard Day’s Night » à « Zoot Suit » ... en passant par « Satisfaction »
Par Serge Morinais.
Éditions Camion blanc, avril 2021 (30€) - ISBN physique : 9782378482534
ISBN numérique : 9782378482541

18 mai 2020

Lucky Peterson : He's Free (1964-2020)

C'était les années quatre-vingt-dix et nous étions à Roanne, ville qui a toujours porté le Blues assez  haut dans ses amours. (cf l'actuel Roanne Blues Festival  https://www.facebook.com/pages/category/Festival/Roanne-Blues-festival-798500730483501/). Mais en ce temps là, Canal Jazz et surtout Papillon Bleu, associations locales, avaient déjà eu l'occasion de prêcher la bonne parole, que ce soit au Théâtre, à salle du grand Marais pas encore dénommé ainsi d'ailleurs, ou dans d'autres endroits. Les roannais ne sont pas loin non plus de St Chamond, qui a offert durant quelques années un bon festival dédié à la musique bleue.
En 1994, j'y étais, pour une bonne dose de Bernard Allison et Patrick Verbeke entre autre.
Le contexte était dans la musique black donc.



En avril 1996 cependant, Lucky Peterson vint se produire au Palais de sports, salle récemment remise (quelque peu) en état afin d'accueillir des concerts. C'est ainsi que j'ai pu voir, en ce qui me concerne : William Sheller et Eddy Mitchell. Olivia Ruiz nous a aussi rendu visite, si je ne m'abuse.

Lucky Peterson Roanne avril 1996 ©F. Guigue

Lucky Peterson Roanne avril 1996 ©F. Guigue
Bref, ce soir-là, c'est à un concert blues très généreux que l'artiste nous a convié, comme en témoignent d'ailleurs ces deux photos, rescapées d'une luminosité trop faible. Lucky Peterson, artiste ayant débuté très jeune (5 ans !), a enregistré son premiers disque en 1971 dans les pas de son père James Peterson, avant de voler de ses propres ailes vers 1984, puis connaître la carrière que l'on lui connaît.
En 1996, venant de sortir son dernier album Lifetime, c'est à cette occasion qu'il venait en défendre les couleurs. Du Blues plutôt jazzy, qui avait perdu alors sa patte un peu plus Soul des précédents albums découverts après coup, lorsque la médiathèque récemment sortie de terre m'ouvrirait (professionnellement) ses portes et son espace audiovisuel quelques mois plus tard. Internet arrivait tout juste en 1997, (et oui), et le CD, ainsi que le vinyle, pour les chanceux qui possédaient les premières éditions lorsqu'elles existaient, restaient dés lors encore les meilleurs moyens d'écouter des albums entiers.





Lifetime donc, qui n'empêcha pas le jeune artiste, alors âgé de 32 ans, mais avec un expérience de scène déjà imposante, de donner le maximum, c'est à dire beaucoup. Superbe soirée et très bons souvenirs.

Cette année 2020 si cruelle et triste en termes de disparition, Lucky Peterson fêtait avec une nouvelle tournée ses cinquante années de carrière scénique... il ne lui aura pas résistée.
Rest in peace, et on espère que là où tu es, tu auras trouvé l'amour et la liberté.  Hommage avec ce titre tiré de son album Triple Play de 1990.



6 oct. 2019

Johnny Montreuil VS Villejuif Underground, c'est Titi contre Vil Coyote pour fêter les vingt ans des MGM.


Mardi 01 octobre, Riorges fêtait les vingt ans des MGM. Vingt ans que quelques équipes de passionnés se succédant avec succès, soutenus par la municipalité riorgeoise ont réussi le pari de proposer des concerts exigeants et une programmation régulière dans la salle (des sports) des Grands Marais. Une gageure à l'époque, surtout calée un mardi soir, que la ville voisine, plus grande, dont on taira le nom, n'a jamais su imaginer.
Accueillis comme des rois avec un verre de rosé pétillant et une assiette de petits gâteaux, les quelques 300 spectateurs ayant fait le déplacement ont pu se réjouir, après les discours et la projection vidéo d'un résumé des programmations précédentes, du set nerveux de Johnny Montreuil.


Ce combo parisien, dont le deuxième album « Narvalos Forever » vient de paraître cette année, délivre un mix de Rockabilly et de punk alternatif, chanté en français (en titi parisien, même, pourra t-on dire), très compréhensible, et ce n'est pas le moindre de ses attraits. Le chanteur, moustachu fier à bras, mais au cœur pur, (le fameux Johnny) rivé sur sa contrebasse durant quasiment tout le set, à part sur un morceau, où il s'accompagne à la guitare, redéfinit ce que peut être un Rocknroll « à la french ». Le guitariste, flegmatique moustachu lui-aussi, portant l'instrument haut, pourrait faire penser à un chasseur de prime de Deadwood. La manière rude qu'il a de se servir de sa guitare, et les sons surf souvent teintés de reverbe qu'il en extrait, finissent d'assurer au groupe un statut définitivement sauvage. De vrais Narvalos quoi.
Sauvages et culottés, ils l'ont été, n'hésitant pas, après avoir tenu la scène bien deux heures, à répondre à la demande générale des rappels, malgré l'attente d'un deuxième groupe, qui ne pourra aborder la scène qu'après leur départ à 23h...

Harmonica puissant et omniprésent, sur contrebasse et guitare brutes


Pendant ce temps, les trublions de Villejuif Underground, menés par le chanteur et écrivain australien  iconoclaste Nathan Roche, ont eu le temps de se préparer, et quoi de mieux que de le faire avec du Whisky, et...divers autres substances, que la bienséance de ce blog (et la rigueur des sources)  m'interdit de citer.
Villejuif Underground, ce sont des parisiens, greffés à un électron libre océanien. De parisiens, ils n'ont désormais que le nom, puisque le groupe a éclaté géographiquement depuis l'année dernière, Nathan partant habiter à Marseille et l'organiste rentrant en Bretagne (1).



La chose la plus étonnante dans le set de cette soirée, et qui aura, j'imagine, marqué les spectateurs restés pour la découverte, ou des retrouvailles, restera le jeu de scène de Nathan, grand échala dégingandé, la crinière blonde au vent, qu'il emmitoufle à l'occasion sous un keffieh, le jeune homme à l'univers apparemment riche et énigmatique se déhanche et saute, (tel un kangourou ?) Sur scène, agitant ses jambes l'une contre l'autre, à la façon d'un comique   troupier, lorsqu'il ne descend pas dans le public, régulière, pour faire le tour de la salle en courant. On l'a vu aussi se coucher à terre, sous le rebord de scène, et ce, à chaque fois, en continuant à chanter. Alors, certes,  cette voix n'est pas celle d'une diva. On y entendra davantage des paroles scandées, dans une tonalité grave qui rappellera Lawrence de Felt, voire Nick Cave, et la guitare hypnotique de Thomas Schlaefflin, tout comme les nappes d'orgue étranges, associées aux rythmes syncopées, nous embarquent irrésistiblement dans les ambiances No Wave des néo-zélandais Mi-Sex, des californiens Tuxedomoon ou du shoegazing des années quatre-vingt-dix. Un son, une ambiance, que l'on n'avait pas entendu depuis très longtemps.


Malgré leur frustration compréhensible, d'être passé tard, devant un parterre clairsemé, et un état de certains musiciens à la limite de la syncope, le Villejuif Underground a assuré un show tout à fait honnête, généreux et énergique, ce qui était en soi une gageure.

Le deuxième album « When Will the Flies on Deauville Drop ? » est disponible chez Born Bad, et je vous le conseille chaudement.

FG

Nathan Roche dans son monde...


(1) Lu sur : https://www.greenroom.fr/124169-en-2019-le-villejuif-underground-relance-la-belle-escroquerie-du-rocknroll/


Photos : F. Guigue.
> Voir mon album complet du concert ici :
https://photos.app.goo.gl/qX4FJNvFP5nb65A39


Ecouter : https://levillejuifunderground.bandcamp.com/

https://soundcloud.com/johnny-montreuil/albums