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26 avr. 2024

Ich Libido : "on va pas y passer la nuit ! "

C'étaient les années quatre-vingt.

C'était le Rock francais, alternatif, certes, mais pas que. Les lecteurs de fanzines de type Nineteen, Going Loco ou Tant qu'il y aura du rock découvraient plein de combos sympas à l'époque, et les labels nous proposaient aussi de bien belles gallettes, qu'il fallait commander sur les listes VPC (vente par correspondance) ou récupérer chez son disquaire préféré. (Il y en avait plein). Il y a avait même des chaines TV pour faire jouer ces groupes. (Bon, ok, quand on y pense, certaines comme CultureBox assume encore un peu ce genre de médiation de nos jours.)

On était en 1985, et ce groupe stéphanois produisait son premier et unique album, après un 45 tours. Un bon mix de chanson francaise rock avec un zest de Rocakabilly dans les guitares. 

Je me souvenais bien de la pochette, et aussi beaucoup de leur single "Dans ma Ford intérieur" (beau jeu de mot), passé et repassé sur la très bonne compilation double du label Reflexes qui les avait produit alors (où l'on trouvait entre autre les Désaxés). Cela dit, le titre phare de ce lp est surtout, pour moi "Déjà deux heures du soir", même si toute le mini album vaut le coup.

L'anecdote de cette numérisation tient à peu de chose (il y avait longtemps que je ne m'étais fendu d'aucun post de ce type sur le blog) : un lecteur sympa vient me trouver à la médiathèque où je travaille, car on a proposé, mes collègues et moi, quelques années en arrière, un atelier "numérisation de vinyle", qui n'est cela dit plus d'actualité. S'engage une discussion sur le pourquoi du comment"... et de parler alors des Ich Libido, et des Endimanchés. Ni une ni deux : je regarde vite fait sur la web ce qui est disponible : rien ; ou pas grand chose (trois titres postés sur Youtube il y a cinq ans.)
"Bon, allez, on va s'y coller" ;-)

ICH LIBIDO, c’est un peu le groupe phare de Saint-Étienne. Ils existent depuis un peu plus d’un an, ils ont, entre autres, joué aux Nuits Bleues en octobre 82. Formation classique : basse / batterie / guitare / saxo et bientôt un deuxième saxo. Ils tournent pas mal et surtout, ils ont un moral d’acier, ce qui a l’air d’être vital dans cette ville. Ils sont en train de préparer une vidéo et envisagent plus que sérieusement l’autoproduction, c’est du rock’n’roll (mais pas du rockabilly). Un rock évolué 80’s avec beaucoup d’énergie, des textes humoristiques et deux supers morceaux : “La fiancée du Pirate” et “Ford intérieure”.
A voir absolument sur scène.
ICH LIBIDO, c’est un peu le groupe phare de Saint-Étienne. Ils existent depuis un peu plus d’un an, ils ont, entre autres, joué aux Nuits Bleues en octobre 82. Formation classique : basse / batterie / guitare / saxo et bientôt un deuxième saxo. Ils tournent pas mal et surtout, ils ont un moral d’acier, ce qui a l’air d’être vital dans cette ville. Ils sont en train de préparer une vidéo et envisagent plus que sérieusement l’autoproduction, c’est du rock’n’roll (mais pas du rockabilly). Un rock évolué 80’s avec beaucoup d’énergie, des textes humoristiques et deux supers morceaux : “La fiancée du Pirate” et “Ford intérieure”.
A voir absolument sur scène.

"ICH LIBIDO, c’est un peu le groupe phare de Saint-Étienne. Ils existent depuis un peu plus d’un an, ils ont, entre autres, joué aux Nuits Bleues en octobre 82. Formation classique : basse / batterie / guitare / saxo et bientôt un deuxième saxo. Ils tournent pas mal et surtout, ils ont un moral d’acier, ce qui a l’air d’être vital dans cette ville. Ils sont en train de préparer une vidéo et envisagent plus que sérieusement l’autoproduction, c’est du rock’n’roll (mais pas du rockabilly). Un rock évolué 80’s avec beaucoup d’énergie, des textes humoristiques et deux supers morceaux : “La fiancée du Pirate” et “Ford intérieure”.
A voir absolument sur scène
."
Texte issu de la revue Rock et BD (1983), et retranscrite sur l'excellent site de la radio rock SWK. (Merci à eux, car je n'ai pas été voir si j'avais ce numéro de la revue).
https://radio-swk-archives.net/saint-etienne-dans-rock-bd-1983/


17 sept. 2017

Les Flamin Groovies au Clapier, Saint-Etienne : 13 septembre 2017



Une petite foule était déjà positionnée devant l'ancienne gare du clapier lorsque nous sommes arrivés avec l'ami Pierre à 20 H. Le Clapier, c'est avant tout un lieu unique, une mémoire du patrimoine local, français et même international, puisqu'il s'agit d'une bâtisse construite en 1926 sur la première ligne ferroviaire d'Europe continentale (1857).




Repris depuis début 2017 par une association pour des projets de programmations culturelles, le lieu est très agréable, fait de beaucoup de bois, dans un style un peu western. Une logia sur tout un étage accessible par un large escalier, permet de se restaurer et de regarder sur un balcon les concerts donnés au rez de chaussée. Un coin cuisine permet en effet de se faire servir quelques bons plats chauds rapides fait maison.

 





En première partie ce soir là : les locaux de Space Old Green Dogs.
Ce combo constitué de trois guitares, un chanteur et batteur a assuré sans coup férir un set punk rock efficace, sans fioritures. Le chant un peu trop scandé à mon goût a été cependant très bien supporté par un duo de guitares acérées. De bons morceaux, des solos impecs aux sonorités australiennes très plaisantes, ont fait de ce set un agréable moment.


Les Flamin Groovies tant attendus on ensuite pris assez rapidement leur place sur scène. En leader : deux membres des formations originales : Cyril Jordan, à la guitare Ampeg Dan Armstrong plexiglass verte et au chant, et Chris Wilson à la Gibson demi caisse et au chant principal. On avait pas revu ces deux-là depuis 2013 pour les plus chanceux mais surtout leur séparation des Flamin' en 1980. Wilson partant jouer à l'époque avec les Barracudas, entre autre, tandis que Jordan voguait avec une autre formation du groupe pendant quelques temps, avant de travailler son métier de dessinateur et bosser un moment pour le cinéma.


Après un premier épisode de réunion entre Jordan et Roy Loney en 2003, grâce à Miriam Linna et Billy Miller des A bones, ce qui donna d'ailleurs lieu à une série de rééditions et de live de bonnes factures sur le label Norton records, les deux anciens potes se sont rencontrés en Angleterre lors d'un concert avec Roy et la sauce a repris. Sachant que le line up de « Shake Some Action » était celui qui avait le mieux fonctionné et rapporté d'argent, il a été décidé de retenter l'aventure ensemble. En 2012, les demandes de concerts ont commencé à affluer... et la machine était relancée. (1)

Les voilà donc de retour avec un nouvel album : «Fantastic Plastic », enregistré l'année dernière et produit par le label italien Premier Otis Recordings.
Un single est aussi disponible, avec les deux titres « Crazy macy » (nouvelle compo) et une reprise de leur classique « Let Me rock ». Un single paru chez Bruger aux USA et Otis en Europe, à la pochette à nouveau dessinée par Cyril Jordan, artiste reconnu de la scène sixties californienne, qui vend d'ailleurs pas mal de posters et de peintures sur son site. (4)  La pochette de l'album, de son cru aussi, est quant à elle est un bel hommage à Jack Davis, pilier des EC comics, parti en 2017.




Les titres du lp sont tous des nouvelles compositions, exceptées « Don't Talk to Strangers », cover des Beau Brummels
et « I Want You bad » des NRBQ (1978) (2)

Sur cette tournée, ils sont accompagnés du batteur Tony Sales et de Chris Von Sneidern à la basse. Chris qui assure sa partie, mais l'air de rien, est 
par ailleurs un monstre de la Power Pop : auteur, compositeur, interprète « maudit », peu connu par chez nous. Il a commencé en 1991 et a entre autre joué avec les Sportsmen, Chuck Prophet, et les Saturn Five featuring Orbit, que l'on connaît bien ici. (3)






Le set est court, mais impeccable. Il commencera avec « Down Down Down », du lp « Jumpin' in the Night », enchaine avec « You Tore Me Down » de « Shake Some Action » et se conclue par « Slow Death » . On aura droit à deux rappels. Le son est fort, et on remarque surtout, dans l'ordre : la moumoute de Cyril Jordan, sa guitare, superbe, son son toujours aussi original, mais ses vocaux peu glorieux (voix grave à la limite du juste). Par contre Chris Wilson, dont le ventre soutient la grosse Gibson, dégage une voix aiguë puissante dans le micro. Son jeu de guitare et de scène en général sont très dynamiques, et on sent son amour pour le garage rock. Je me suis fait la réflexion à plusieurs reprise : « Wow, on dirait un combo nederbeat sixties de la grande époque  en action».
En tous cas, ils ont plaisir à jouer ensemble, et le contact avec le public est franc et jovial.





L'album est (déjà) vendu en exclusivité 20 € sur leur stand, avec les 45 tours et des posters, pins,
autocollant...mais n'est disponible quasiment nulle part actuellement sur le web.
Amazon.com le préven
d néanmoins au même prix, port compris dés à présent. Il est sensé sortir le 22 Septembre (noté Octobre ?). Un conseil : ne tardez pas à vous le procurer, c'est il me semble un très bon disque, si l'on en croit les critiques américaines et si l'on en juge par la seule pochette.

Les Flamin Groovies ont déjà eu droit à deux revivals. Celui-ci semble honnête et de qualité. Il ne faut pas manquer le coche. Ou, oserais-je dire dans ce cas là : le train ! ;-)


Toutes photos : © F. Guigue

Merci à Phil Shark Tatto et l'équipe du Clapier pour avoir permis ce moment très sympathique et un peu magique quand-même. A noter que les (ex) Dictators, sous le nom Manitoba NYC, avec Ross the Boss seront en concert au Clapier le 15 Novembre. Un single est aussi disponible chez Premier Otis Recordings. Vidéo Flamin'  ci-dessous : Phil Sharks






(1) Lire à ce sujet l'interview (en anglais) http://www.furious.com/perfect/flamingroovies.html



(3) Découvert en 1999. Cf. entre autre mon article dans le numéro #5 de Larsen, avec son split ep incluant « She's The one »
https://www.discogs.com/artist/1548612-The-Saturn-V-Featuring-Orbit?filter_anv=0&type=Releases


(4) Le site de Cyril Jordan :  http://www.cyriljordan.com/cj-art.html/



23 janv. 2017

The Sunrays : they lived for the sun.


J’ai découvert les Sunrays d’une étrange manière. Mais... cette histoire n’en est qu’une parmi toutes celles qui peuvent être racontées par les collectionneurs je suppose...

En me baladant tôt dans une brocante locale l’été dernier, dans un petit village près de chez moi, je repère un lot de 45 tours tenu par deux retraités. Les quatre ou cinq bac plastiques me semblent suffisamment achalandés de choses peu courantes pour que j’y jette un oeil, d’autant plus que le reste du marché ne propose pas beaucoup de chose intéressantes.  J’engage la conversation, et il se trouve que ces disques proviennent d’un ancien club local, qui a officié au début des années 70. Le fonds est plutôt Pop rock et je me dis que j’ai bien fait de venir. Parmi les 15 disques avec lesquels je repartirai, il y aura des choses connues, et d’autres non, prises sur le seul aspect, le nom du label et/ou la tronche des gars sur la pochette.Et parmi eux : le single des Vanity fare : « Our own way of living » (1971).

Je ne connaissais pas ce groupe  anglais, formé en 1968, et ce single m’a inspiré. Surtout  sur label Page One,  un nom évocateur de bons sons. Bien m’en a pris, car si ce single plus tardif dans la carrière du groupe est effectivement un winner, j’ai pu réaliser que Page one était un label distribué par Fontana et fondé par Larry Page en 1966 très orienté Mod, (Troggs, Loot…) et que le premier single de ces Vanity fare « I live for the sun » était génial. 

> Achat direct du single en occasion.

Mais ce titre très surf.. que faisait-il dans la disco d’un groupe anglais de 1968 ??

Un ep australien des années 80
remettant les Sunrays en avant
Le web n’a pas tardé à me donner la réponse : ce « I live for the sun » provenait effectivement d’un combo américain surf, : les SUNRAYS. Groupe comète produit en 1964 par le père manager des Beach boys : Murry Wilson, au moment où ceux-ci l’ont écarté du groupe. Les Sunrays étaient déjà connus auparavant sous le nom Renegades, mais n'ont enregistré qu'un seul album, en plus de singles, le fameux : « Andrea » en 1966, sur Tower, (sous-label de Capitol records), qui est une merveille de Sunshine pop, voire Garage parfois, et dont aucune édition française n’existe. L’achat du lp est donc conseillé, voire très recommandé, d’autant plus qu’il n’existe qu’une seule compilation CD encore trouvable (1996 chez Collectables.) L’autre, « For collectors only, 3CD set » est introuvable ou à prix édifiant. Mais de sympas amateurs puristes sont là pour nous aider, et heureusement, car les titres de la première période, ainsi que les démos et inédits valent franchement la peine. (1)

Verso de la compile rare
Le titre "I live for the sun" date de 1965 et a été classé 51eme dans le top 100 Bilboard, mais a surtout gagné sa popularité grâce à la série TV pour teenagers de l'époque, (la première) : "Never too young". Il est aussi puissant que Andrea, qui donne son titre au lp.
(Note du 26 Janvier) : Ceci dit, l'album des Sunrays est, en dehors de ces 2 superbes titres, un très bon album mêlant à la fois qualité vocales, qualités rythmique et mélodiques. On y prend un grand plaisir, et si tout amateur des Beach boys y trouvera effectivement un grande occasion de joies, par moments, la production, superbe, et les compositions, rappelleront autant des formations comme les Associations, que les  Left Banke ("Tears in my eyes", "You don't phase me", Jo Ann, ...)

Enjoy « Andrea»  !


Ci-dessous la présentation d’un single inédit édité par Sundazed en 2014, avec un rappel (en anglais) de la bio du groupe.












A lire aussi : la très intéressante interview de Eddy Medora, le saxophoniste/guitariste sur : Earcandymag.com

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Ecouter le très garagy « Don’t take yourself too seriously », paru uniquement en single en 1966, et dispo aussi sur la compile.






Une compilation disponible sur Spotify :


20 juin 2016

From Russia with love : Mystic brew Interview 2016

Mystic brew (©from their facebook accounts)
Mystic brew Interview

As promised, here is a little interview of this new fab 60's influenced band from Samara, Russia.
Dima (Dimitri), the singer/guitarist, and also manager, had the kindness to answers to some questions. Here we go : 

Action-time : Are you from Moscow precisely, or a littlest town ?

Dima : Well actually we are from Samara. It's a big city situated  on southeast of european part of Russia at the banks of Volga river with population about 1,5 million of people. But everytime when we want to record some new songs we have to take a trip to Moscow. It takes about 18 hours on train.  But usually it's a fun experience. 

Action-time : How the members went together, and when ?

We've been active since 2008 and went through a couple of reincarnations under the name The Stylophonics, The Bluebirds and the last one is Mystic Brew. But we always loved the vintage 60's sounds. Once I already wrote about the bands history so you might like to check this article - http://turnmeondeadman.com/mystic-brew-on-dig-the-now-sound/

With their new drummer Oleg, incorporated last year

*Action-time : Is there a beat/ garage scene actually in Russia, and some clubs/record shops??  

Dima : Maybe a couple of years ago it was more powerful scene, but now bands are more neo psych  or Lo Fi oriented.  Stoner also a popular genre here. But still The Thunderbeats (the play authentic garage rock, wild r'n'b) are really great band, we are huge fans of them and actually they helped us to record and produce our records at their own analogue studio called Magnetone.


Nicolas Tesla and the Coils



*Action-time : Could you also name other interesting  bands there (playing at that moment) ? 


Dima : Nikola Tesla and Thee Coils (Garage Neo Psych from Moscow), Polska Radio One (Acid rock from EKB), Obsadki (Improvised Psychedelic Rock from EKB) Karovas Milkshakes (vintage garage psych from EKB), Vice Versa (Heavy Psych from Moscow), Cosmic Letdown (Neo Psych from Cheboksary), Original Shitmakesr (garage punk from St. Petersburg).
 

And we can quote also The sound machine (ndlr), that Dima talked about some months ago :
https://the-sound-machine.bandcamp.com/releases


*Action-time : What are your 3 favorite bands from the 60's, 80's, 90's. (each of you, or at least, one of you) 

Dima : Hmm it's a tough question because I personally listen to a tons of music and investigate great sounds from the past and now everyday.

 But I might say which bands influenced on our sound

From the 60’s for sure we are all love Velvet Underground, The Seeds and 13th Floor Elevators. There is a huge list of bands that we dig from the 60’s but this three where kind of basis for us and still we listen to them with a great pleasure.

From the 80s we like the psych revivalists Tyrnaround from Australia. I would like to name some garage revivalist also, but I must say that for me the one of the biggest influences from the 80's gonna be russian bands KINO and Aquarium.

From the 90's I guess Sonic Youth, Jesus and Mary Chain, BJM.


*Action-time : Is it on the faith of your demo that Soundflat records signed you for the singles?

Dima : The demo wasn't so good. So we get together with the Thunderbeats and they liked what we were doing, At the moment they had a new studio and clear vision how we can make our first real records. So they invite us to Moscow for a gig and first record session. We recorded two songs, that lately found their way on on a B-side of a second Soundflat Single and another on Soundflat Ballroom Bash CD Comp. But the first thing was a search of a label which is gonna be interested in it. I send about 40 letters with this two tunes in attachment and get only two answers. Soundflat seemed really nice and for us it was sort of «dream come true» thing.


*Action-time : On the same subject, we could see a recto sleeve for "Your reality" on your Bancamp.  > Did you make it because the Soundflat single hadn't a pictured one ?  It's a fun idea indeed. 

Dima : Soundlfat records decided to make the first press with stylish soundlfat oldschool DJ copy jacket. It's loooks really cool, but for the first single we wanted to do something special – the picture sleeve that captures our vision, So we made a 100 hand numbered picture sleeves put the vinyls in and spread it through out the Russia. Label was okey with this special russian edition.


*Action-time : Last : Are you working on new recordings, and have you plans for editing them ?

Dima : At the moment we work on our parallel project called Bamma Gamma, its a spacey trippy and improvised kind of music. But we have some new stuff for Mystic Brew album also, and hope to record the new album till the end of 2016.
---

Thank you Dima !

5 juin 2016

The Mystic brew, from Russia : Something More Than a Dream.

Je ne sais plus trop comment j’ai eu l’occasion de découvrir les Mystic brew ..


Peut-être à l’occasion d’un post du mag Shindig, sur Facebook, en février dernier, concernant la découverte d’un groupe garage beat sixte russe, qui renvoyait sur une vidéo ? 
Le jeu des mots clefs m’a peut-être amené sur une vidéo de ce combo contemporain.. et leur Bandcamp a ensuite fait le reste… 

N’empêche, il y avait longtemps que je n’avais pas écouté un groupe aux influences sixties autant revendiquées balancer un son et des mélodies aussi sympa.
En fait, les deux premiers singles du groupe, parus en 2013 et 2014 sur le label allemand Soundflat évoquent le meilleur des groupes garage des années 80 ou 90, plutôt tendance européenne, et c’est un peu normal. La pochette du deuxième est d’ailleurs assez représentative du classicisme du genre avec sa photo du groupe en plein air, sur une sorte de balcon d’esplanade de château. (cf ci-dessous)
Quant au son, pour ma part, je convoquerais les Thanes, pour les mélodies et la présence de l’orgue, les Others pour l’aspect new england et le beat aux connotations Outsiders, et pourquoi pas le feeling fuzz des Higher states/Mystreated.
Mais la surprise après ces deux simples très réussis, a été de découvrir leur album, à la pochette très graphique et assez étrange, où le groupe a pris le pari d’aller vers d’avantage de psychédélisme.
Le thème de  Something more than a dream, d’abord, avec l’espace, déjà abordé dans une maquette sous forme k7 parue en 2015*, mais aussi une direction bien plus étirée.  Le nombre de titres : 7, montre d’ailleurs à quel point le groupe a gagné en écriture.  
(*) « Space is the place to be » a droit à une relecture sur le lp, ce qui fait deux versions assez différentes à se mettre sous la dent.


La production est à la hauteur du projet, et les compositions sont vraiment agréables et originales.
Le titre : Belaya Bol’, chanté en russe, conclut l’album avec une touche locale bienvenue.
L’ensemble permet de placer dores et déjà ce lp (tiré à seulement 300 copies !) parmi les meilleurs du genre produit dans le courant revival garage beat/psych.

En Avril, le groupe a enregistré les titres d’un nouvel album, et propose le titre « Gamma gamma » sur son Soundcloud. Un morceau instrumental produit en partenariat avec des artistes electro, pour un projet parallèle.  A suivre…

Les Mystic brew sont très présents sur le web avec un compte Bandcamp : 

Un Soundcloud :

Et une page Facebook :

> A venir : un interview du groupe (dés que ceux-ci ont pris le temps de me répondre ;-))




8 avr. 2015

Is Sallie get an outside chance* ? ( 2015 with new line-up.)

Photo : F guigue
Sallie Ford 07 Avril 2015, Riorges (France)

Sallie Ford, petite demoiselle de 28 ans s'est fait remarquer dés son premier album "Dirty radio" (Fargo) avec le groupe les Sound outside en 2011. Un son super sympa très stylé 50's, avec une bonne production.
La voix de Sallie est reconnaissable, avec ses tics et et son timbre à la voix chaude et haute à l'occasion. Elle joue aussi la guitare solo.
Le deuxième album "Untamed beast" (Partisan records) en 2013 remet le couvert et on se dit que cette demoiselle connaît son rock et son roll sur le bout des doigts.

Mais en 2013, patatra : le groupe un peu lassé, se sépare en bon termes (apparemment), et Sallie remonte un combo.. 100% féminin. C'est cette formation que nous avons eu la chance de découvrir à Riorges Mardi soir, à l'occasion de la tournée de leur 1er album "Slap back" (Vanguard, Oct 2014).

Le line up : Cristina Caro (claviers), Amanda Spring (batterie), et Anita Lee Elliot (basse et guitare).
Photo : F guigue

Ce qu'on constate au premier abord, dans la bonne prestation scénique des quatre charmantes, c'est un changement de style : beaucoup plus garage, et avec un orgue Korg continental (et oui, pas encore Vox :-)) en prime. Bref, tout ce qu'il faut pour nous rappeler le bon son des 60's punk originaux,  avec la touche féminine garage revival digne de petites punkettes de Portland (1).

En tous cas, la set list enchaîne les titres avec ferveur, naturel, volontarisme et avec tout le professionnalisme dont peut être capable un garage rock band.  On sent tout de même une base un peu plus "amateur" qu'avec les Sound outside, qui devaient avoir plus d'expérience. En cela, on se demande comment cette nouvelle formation va pouvoir perdurer parmi tous les autres combos du genre aux USA.
Anyway, on ne remarque néanmoins quasiment que des compositions, tirées du dernier album, mais aussi quelques références aux deux premiers.
Un bon moment, commencé en a capella quatre voix, tranquille, puis balancé ensuite sans détours inutiles. Le son de guitare de Sallie est bien réverbéré, avec quelques réglages bizarres un peu synthé par moment, mais dans le ton.. jusqu'à ce que notre belle Anita switche son instrument avec Sallie et balance sur deux morceaux des riffs bien surf. Miam.

Photo : F guigue
Deux rappels, dont le "About a girl" de Nirvana, petit hommage à la scène Sub pop des 90's (Seatyle est pas loin de Portland) concluront la soirée :-)
Les vinyles et deux belles affiches étaient là pour faire le bonheur de quelques amateurs quadragénaires.

(1) Personnellement, je n'ai pu m'empêcher de penser aux Hentchmen de Detroit durant ce concert. Et ça, c'était plaisant.  (http://www.hartzine.com/on-y-etait-the-hentchmen/)


(*Ce titre fait référence à la chanson "Outside chance" d'un single des Turtles de 1966, et au fait que le premier groupe de Sallie se nommait the Sound outside.)

> Accéder à l'album photos (d'autres clichés)

> A voir et écouter : trois morceaux live de la formation et une interview de Sallie.
(Désolé, mes propres vidéos ont saturé :-()

11 févr. 2015

Volage : pourquoi chercher aux USA ce que l'on a en France ?


Photos : F. Guigue
Ce 10 février 2015 aux MGM de Riorges, Volage se produisait avec Doorsfall.

Belle surprise tout d'abord avec la première partie assurée par le combo stéphanois Doorsfall : Lire ma petite chronique parue sur Rockaroanne le lendemain.
...Après quelques bons titres bien groove proposés par dj Virdjil, sont montés sur scène Volage, jeune combo garage rock avec cheveux longs et grattes vintage.
Plein d'énergie et de charme, Volage avec son chanteur au tee shirt marin remémorant, pour les plus anciens, les combos garage rock des 80's (Wylde Mamooths, Gloomies, ou plus loin encore...) a réussi à suffisamment intéresser le public pour qu'il revienne au devant de la scène, et se déchaine quelque peu. Il faut dire que ces petits gars connaissent la musique et la bonne, et leur bonne humeur communicative a fonctionné. Le mix intelligent entre énergie électrique et arpèges style New England teen scene (combos -60's punk très mélodieux de l'est des USA) a fait la différence.




Ni une ni deux, je me précipite sur leur page Facebook pour voir quels disques ils ont commis : et là, je trouve deux vinyles produit par Howlin banana, label garage rock parisien super sympa.*


Un 12“ "Maddie", déjà bien sympa, un peu plus lo-fi au niveau son (mais bon, pas franchement gênant), mais fun. Et puis "Heart healing", produit et mixé en octobre 2014 par Paul Rannaud  et masterisé par Etienne Colin.
Heureux, je retrouve non seulement sur ce lp l'énergie de leur concert, mais en plus des mélodies et surtout une production efficace que j'avais juste entrevue sur scène. Un peu de synthé (si peu) parachève le tout.

Ces mecs là font un rock psych garage aussi efficace que des anglo-saxons tels : Ty Segall, Frowning clouds, Allah las, Young veins, .......
Un gros son : écoutez "This ain't a walk", et des mélodies enivrantes "début de Wait", "Love is all", début de "Heart healing" "Touching grace", qui nous rappellent les Higher States, the Thanes d'Edimbourd, ou Head and the Hares (Italie)... > Que du bon.

Merci aux Volage de jouer du garage-(folk) de cette qualité aujourd'hui.
> Keep the faith boys !

(*) Lire l'article des Inrock sur Howlin banana. (2014)