20 sept. 2013

"Dot dash, dot dash, dot dash"... as a calling for something very cool !


Dot dash
Half remembered dream
The Beautiful Music 2013

Drôle comme les voies de la Pop sont hasardeuses : faites un article sur le label Sarah records plus de vingt ans après un évènement majeur le concernant, et voilà qu'un des membres des St Christopher envoie des infos sur son dernier combo.

Constitué d'ex-membres de Julie Ocean, The Saturday People, St. Christopher (UK), etc. , les Dot Dash est dorénavant un groupe de Washington, qui sort son troisième album.

 Ce nouvel album est intitulé Half-Remembered Dream et est produit par le label indépendant canadien The Beautiful Music (www.thebeautifulmusic.com), label  qui a aussi produit les deux précédents :  Spark/flame>ember/ash in 2011 and Winter Garden Light, en 2012.
Dot cash nous ramène dans les glorieuses 90's pop, voire Power pop, au temps pas si anciens où des combos comme Velvet crush ou Les Shame idols nous faisaient rêver de bijoux anciens. 
> Guitares claires, mélodies classieuses, et énergie.
Ce genre musical ne s'est jamais vraiment éteint, et Dot Dash sait impulser ce qu'il faut d'âme dans son mélange pour en faire un breuvage tout de suite savoureux.
Dot dash nous rappelle aussi les Wire, auteur de ce titre répétitif des années punk (1978). A cet endroit : "A light in the distance" est sans doute leur morceau le plus punchy.

Ceci dit, les ballades sont au rendez-vous, et "11th hour" arrive à sortir du paquet cadeau, déjà très envoutant, que Dot cash à su confectionner.

Mes titres préférés, sur un ensemble ceci-dit hyper cohérent  : "Fiction section", Shopworn excuse", Hands of time".

Pop at its best !






"“Post-punk and C86… a little fuzz and heaps of melody.” -- Sound of Confusion

15 août 2013

The Long ryders : "and they run...."


J'ai connu les Long ryders au milieu des années 80, grâce à mon frangin, comme beaucoup d'autres groupes d'ailleurs. Un groupe tout de suite devenu l'un de mes favoris.

Bizarrement, j'ai toujours associé leur premier lp
"Native sons" a celui, plus ancien, de parrains américains : les Seeds, par le côté "paysan" et "botte de foin" de leurs deux pochettes de 1er albums respectifs. 

Etonnant me direz-vous ? pas tant que ça, tant leurs qualités respectives sont à l'épreuve du temps, et leur enracinement dans la musique américaine aussi.
Alors, si on voulait effectivement trouver une ou deux accroches un peu moins artificielles, on pourrait dire que les Byrds, eux aussi groupe fétiche 60's et symbolique de ce rock américain ont connu des pochettes un peu bucoliques, et que les Long ryders ont été influencés, sûrement et par les un (les Seeds) et par les autres. Car si ceux-ci on en effet repris le "If you want to be a rock'nroll star" des Byrds sur leur live reunion de 2004, ils avaient aussi joué le garage psyché des Thirteen floor "You're gonna miss me" sur leur Metallic BO de 1989. (Et Sid Griffin était de toutes façons avant, dans les fabuleux Unclaimed, qui ont participé au revival garage des early 80's.)
On notera aussi les guitares hyper byrdsiennes de "Capturing the flag" sur "State of our union", deuxième lp, très bon aussi). 
Même de l'accordéon
sur le très zydeco "Child bride"


Mais tout ceci est sûrement un peu tiré par les cheveux, car il est évident que ce que l'on aime dans les Long ryders, c'est leur capacité à produire une musique à la fois teinté de Rock, de garage, et de country. Mais pas de la country dégoulinante, non, celle justement très marquée par le folk pop des Byrds, qui fait que dans les années quatre-vingt, c'est justement par eux que ce revival country "punk" a été un peu initié (Lone justice, Blood on the saddle, Texas horsehead !?...). Rien que ça.


> Un groupe à vraiment (re)découvrir, d'autant plus que Sid Griffin, leur leader a monté son propre label (Prima) et s'est lancé dans une belle campagne de rééditions (avec bonus) depuis quelques années.

Le site de Sid Griffin : http://www.sidgriffin.com/long-ryders-discography/

> A écouter, en plus des 2 autres albums studio qui  sont au moins très agréables : le superbe live "End of the trail" (de 1987), qui a été justement réédité d'après les masters en 2003, sous le titre "Three minutes warning : the Long ryders in New York". 

1999 The Long Ryders,
End of the TrailMassive Attack MA 990129 (bootleg) (68:12)
Bootleg CD from the FM broadcast of The Long Ryders' Bottom Line show, May 7, 1987, 2nd show. Cover a mockup of the Zippo "I Had a Dream" picture sleeve.

Listing :
Prairie Fire/Lights Of Downtown/Man Of Misery/Stitch In Time/State Of My Union/Harriet Tubman’s Gonna Carry Me Home/Capturing The Flag/Long Story Short/Baby’s In Toyland/I Want You Bad/Spectacular Fall/I Had A Dream/You Just Can’t Ride The Boxcars Anymore/Gunslinger Man/Looking For Lewis And Clark/Prisoners Of Rock’N'Roll/10-5-60

8 août 2013

Sarah records Paris venue 1990, part 3 : St Christopher

A promise is a promise, and as it is (was) my birthday today (44 years, guess I'm kinda old now ?), let me share with you the third part of this magic gig from the past.
(1990 : what a cool decade !)
I have not many souvenirs from this set, except that it was a very good one, and that St Christopher was as good on vinyle, as on stage.

Enjoy, Sarah fans from the world !

© photos : P. Ciron, & Action-time

5 août 2013

Listen to the mp3 : yes, it's possible.

Today, you can actually again listen to all the mp3 files posted on Action-time since its debuts.
I had some troubles these last weeks, when I had to follow the rules of the new Wordpress version of the blog where the files are in... and the majority of the url concerned had to be changed.
 So, now it is done.
Enjoy.

2 août 2013

What a fucking mini lp ! (Angil, I am your best enemy !)


What a fucking mini lp !

Peut-être la meilleure production de Angil et ses Hidden tracks. Et je ne dis pas ça parceque le lp en crowfinding a été livré avec badges mignons et tee-shirt. (quoi que)
Mais "Now" leur précédent album laissait déjà transpirer cette belle évolution, vers quoi : ...la perfection ? Noooon, Michael n'aimerait pas ça. On va dire que Angil et ses potes ont gardé le feu, et enregistrent de mieux en mieux. Et c'est pas rien quand on sait la difficulté à retranscrire un bon son sur disque.

J'ai toujours trouvé mon ami Michael meilleur lorsqu'il laissait pleinement transpirer le punk qu'il est/a en lui. C'est pourquoi les cuivres et flute maîtrisés (quelle prod !), séduisent, mais moins que l'electricité et la folie latente de notre songwriter préféré de ce côté des Alpes. (cf la gratte bien rock de "Pure mathematics", et ces textes, trop fun...)

Les petits formats courts de ces 4 titres et ce free jazz piquant et sobre à la fois ("I need an ennemy"...), avec la touche de pop qui faut, sont parfait pour la rentrée que je m'apprête a subir (en avance).
...Angil, I AM your best enemy !


> Angil and the fucking hiddentracks
We are unique/Microcultures Juillet 2013
Éd. Limitée 250 ex.
http://www.angil.org

1 juil. 2013

Lambchop : des fantômes du sud, dans une épicerie moderne.


Lambchop : 
J'étais resté amoureux de la musique de ce groupe et de la voix très suave de son chanteur /compositeur : Kurt Wagner, depuis 2002 et le dernier album écouté : "Is a woman

Depuis, j'avais un peu perdu de vu le groupe de Memphis, Tennessee. Aussi, l'occasion fût belle lorsque la nouvelle d'une venue du groupe à l'Epicerie moderne de Feyzin (69) se présenta.

Enfin il allait être possible de faire d'une pierre deux coups. 
Les salles de musiques actuelles sympathiques de la région Rhône-alpes ne sont en effet pas légion  (Le fil : Saint-Etienne, La cave à musique : Macon; La coopérative : Clermont ferrand...), et je n'avais pas encore pu me rendre jusqu'à celle-ci. 

C'est donc à deux amateurs que nous nous sommes rendus à cette épicerie. Située simplement, comme une autre salle municipale, au beau milieu d'une petite commune tranquille, celle-ci ressemble à toutes ces Smac modernes.

Un bar et surtout une boutique super spécialisée nous  accueillent, avec : comics, Bd de chez l'Association, Cornélius; revue Hey, vinyles, badges… posters; sérigraphies  !

Une fois rentrée dans la salle : surprise, celle-ci est configurée quasi intégralement en places assises. On se doute donc que l'ambiance va être plutôt intimiste et posée; mais ce n'est pas très surprenant.
Et les publics affluent .. jusqu'à remplir la salle entièrement. On devait être environ 250 à vue de nez.

Une ambiance très intimiste et feutrée. (Fantômatique ?)

Depuis 2002, Kurt Wagner a dû subir deux maladies assez graves (voir article Télérama plus bas), qui ont dû j'imagine affecter sa vie suffisamment profondément pour lui faire changer un tant soit peu, sinon son type, au moins le ton de certaines chansons.  Et cela se ressent : dés le premier titre "If not I'll just die" , et l'ensemble du set, je pense issu en grande partie de son dernier album en date "Mister M", en hommage au chanteur guitariste Vic Chesnut, dcd en 2009, l'ambiance est hyper douce, et très très calme. Précieuse aussi, et miser Wagner pince ses cordes avec une telle précision et finesse qu'il les survolent parfois.. jusqu'à ce que l'on se demande même s'il en joue, et d'où sortent ses sons ? 
... Je ne me souvenais pas en tous les cas d'une telle orfèvrerie. La basse est aussi jouée avec beaucoup de talent et de précision. Tout est parfaitement en place.

Kurt Wagner : 55 ans et une poésie rare :
un héritier de Johnny Cash ?

Mais rapidement, les cuivres rentrent dans la danse : saxophone alto, basse, clarinette.. et orgue (par dessus le piano)… pour donner de plus en plus de feeling jazz, voire Soul à la musique de memphis.
D'ailleurs, Terry Callier et son folk Soul est très présent parfois. Callier, ou Curtis Mayfield.


...Trois morceaux en rappel, avec un public de quadras conquis, achèvent cette belle soirée, et cette communion, avec un groupe et un artiste, oui, vraiment exceptionnels, et communicatifs; n'hésitant pas à manier l'humour. 

Un groupe entre country, classique, Jazz, Soul, Folk...


> Ecouter le dernier morceau de la soirée (enregistrement pirate) :




L'article de Télérama.

Photos : ©Action-time